Chada FM reçoit un coup sévère de la part de la HACA

Le verdict de la HACA est tombé le 8 mars, Journée internationale de la femme. Le gendarme de l’audio-visuel a ainsi décidé de « suspendre la diffusion du service « Chada FM« , pendant l’heure habituelle de la diffusion de l’émission « Dine wa Dounia » durant deux semaines et ordonne à la société « Chada Radio » de prendre les dispositions nécessaires pour l’exécution de cette décision », annonce un communiqué diffusé le 16 mars. En cause, les propos polémiques d’un fqih, Abderrahmane Essakach, tenus le 19 janvier dans une émission intitulée « Dine wa Dounia ». L’homme affirmait, en substance, que le cancer de l’utérus est provoqué par les relations sexuelles hors mariage ou par l’adultère car, expliquait le prédicateur, le sperme du mari serait imprimé dans le vagin de la femme.
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Ces propos avaient suscité un grand tollé. « Est-il normal que dans le Maroc du 21eme siècle, ayant de si grandes ambitions pour se moderniser, éduquer sa population et lutter contre l’obscurantisme religieux, de permettre encore ce genre d’idioties ? Est-il acceptable que des responsables de chaînes de radio puissent donner l’antenne à des fquihs aussi ignares pour informer et orienter notre population », s’indignait, sur sa page Facebook, la sociologue et militante Soumaya Naamane Guessous. Moins d’une semaine plus tard, la chaîne avait répondu dans un communiqué à ses détracteurs, s’insurgeant contre « un assaut médiatique » : « Certains ont utilisé les déclarations de Mr Sekkach à tort et à travers et lui ont fait dire plus que ce qu’elles ne contiennent », s’est défendu Chada FM, non sans préciser que seule la HACA « habilité et autorisé à surveiller le contenu diffusé sur les ondes est la HACA. »

La HACA n’a pas tardé à se saisir de l’affaire, inscrivant le sujet à l’ordre du jour lors de la session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle (CSCA) tenu le 1er février. Dans ses attendus, l’autorité rappelle une disposition de l’article 8 du cahier des charges : « La dignité de la personne humaine constitue l’une des composantes de l’ordre public. Il ne saurait y être dérogé par des conventions particulières, même si le consentement est exprimé par la personne intéressée. A cet effet, l’Opérateur veille, dans ses émissions, au respect de la personne humaine, de sa dignité, et à la préservation de sa vie privée.“

(Source : telquel.ma)

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